Avant la forme, il y a l’écoute.
Une vision surgit, fragile mais vibrante.
Alors mes mains entrent en dialogue avec la matière.

le processus

✴️ 1. L’écoute silencieuse : la méditation

Tout commence dans l’invisible, dans ce lieu intérieur où le mental s’efface, où la présence s’intensifie.
C’est là que je reçois les premières visions : une vibration claire, une lumière, un murmure.

Il y a quelques années, cette voix intérieure m’a soufflé un projet d’art-médecine.
Un projet qui ne venait ni de l’intellect, ni du hasard, mais d’un appel vibratoire profond.

Depuis, à chaque œuvre, je me relie.
Je médite. Je m’aligne.
Et dans cet état de calme, des formes surgissent, des émotions prennent corps, des matières s’imposent.

C’est un univers qui se dévoile : entre sensations, fréquences et vérité intuitive.
Un mariage inespéré entre l’esprit et la matière. Entre le Ciel… et la Terre.

✴️ 2. La création incarnée

Une fois la vision reçue, je dessine ce que j’ai vu. Fidèlement.
Comme un passage entre dimensions, je traduis l’invisible en visible, sans le modifier.

Je me rends alors à l’atelier.
Là, la matière m’attend : cuivre, zinc, laiton, acier
Chacun porte une vibration, une fonction.
Au contact du marteau, de mon souffle, de mes outils, ces matériaux s’unissent pour devenir vecteurs de guérison, d’alignement, d’éveil.

Chaque mouvement, chaque coupe, chaque patine a un sens.
Je ressens les variations énergétiques selon les formes, les contrastes, les textures.
C’est une palette vibratoire qui s’élargit au fil du temps, et me permet d’affiner ce que chaque œuvre vient toucher en vous.

Quand l’alignement se fait sentir dans tout mon corps, je sais que l’œuvre est prête.

✴️ 3. La révélation : le texte vibratoire

Mais l’œuvre ne s’arrête pas à sa forme.

Dans une nouvelle méditation, face à elle, je fais le vide.
Et je l’écoute, encore.
Les mots arrivent comme un souffle.
Ils traduisent l’onde invisible que l’œuvre porte en silence.

Alors j’écris.
Sans chercher, sans forcer.
Les phrases s’écoulent, comme la voix de l’œuvre elle-même.
Ces textes sont indissociables de la sculpture :
ils amplifient sa vibration et en révèlent le message profond.

✴️ Une œuvre, une rencontre d’âme

Certaines créations viennent à vous sans que vous les cherchiez.
Vous sentez l’appel, cette attraction magnétique,
ce regard suspendu, ce cœur qui s’ouvre.
Et si les mots canalisés résonnent,
alors vous saurez : l’œuvre vous reconnaît.

✴️ Les matériaux et leurs fréquences

Chaque matériau a son langage.

Le cuivre, le zinc, le laiton…
Selon leur aspect brut ou poli, patiné ou contrasté, ils vibrent différemment.
Et parfois, ce n’est pas ce que vous aimez qui vous appelle,
mais ce qui vient travailler ce que vous rejetez.
La guérison, souvent, se cache là.

✴️ L’impermanence et l’évolution

Comme tout ce qui vit, les œuvres évoluent.
Elles s’oxydent, se patinent, changent avec le temps et votre environnement.
Cela fait partie de leur chemin… et du vôtre.

Vous pouvez choisir de les entretenir — ou non.
Laissez-vous guider par votre lien à l’œuvre.
Elle est vivante. Et elle vous parlera.

« Créer, pour moi, n’est pas produire.
C’est écouter, traduire, transmettre.

Chaque œuvre est un pont entre deux mondes :
le subtil et le tangible,
l’intime et l’universel. »

Elle n’est pas là pour décorer,

mais pour éveiller,

rappeler ce que l’âme sait déjà

et que la matière vient lui murmurer.